Texte de la quatrième de couverture

Une reine d'échiquier est atrocement massacrée dans un ouragan de colère. Est-ce un drame? Qui en est l'auteur? Le père si doux du narrateur, ce poète mystique enflammé de passion devant la Splendeur divine? Ou cet autre dont il faut remonter très loin dans la généalogie du Mal pour cerner l'horreur devant cette statuette de la Femme, cette « idole des fourvoyés »? Ou plutôt l'intrus, un ancien berger qui transforme la ville-salon-de-thé du narrateur en caserne?... Un secret traversant les siècles est là, brut, essentiel, incontournable! Mais qui est d'abord cette reine étripée? Une simple reine d'échiquier scindée en deux et pansée de sept tours de scotch? La reine-mère du narrateur? Sa bien-aimée Ibtihale? Un Phénix ressuscité?...

Deux villes sont au coeur de ce roman: Rouen et Sheikh-Othmane, une banlieue d'Aden. « Ce sont deux villes qui se négligent, s'ignorent, s'opposent, et se complètent. Et pourtant... elles méritent d'être jointes, jumelées, emboîtées, tressées, mêlées, enlacées, accouplées, fusionnées et confondues. Leur métissage donnerait la fille du feu et de l'eau. La plus belle, la plus enivrante, la plus envoûtante de toutes les filles. » Mais une seule ville habite toutes les parcelles de « La reine étripée », la ville-dromadaire, dont il est dit: « Vivre à Sheikh-Othmane c'est oublier le temps, avant de mourir vieux à quarante ans, où chaque jour est une éternité... »


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